Francis Vallée rentre au bercail

 

Difficile de savoir par où commencer, mais c’est chargé d’émotion que je souhaite vous livrer personnellement la nouvelle : Je ne prendrai pas part à l’édition 2019 du Royal de Montréal.

Après plusieurs semaines de réflexion et d’insomnie (je sais, c’est un peu intense), j’ai dû faire face à la réalité et prendre l’une des décisions les plus difficiles de toute ma vie. D’incroyables opportunités professionnelles et académiques s’offrent à moi à Québec et malgré ma volonté de concilier le Royal et ma vie professionnelle, c’est tout simplement impossible. Pour la première fois en 10 ans, ce n’est pas l’ultimate que je place en priorité dans mon processus décisionnel. Serais-je en train de devenir un adulte...?

Mon cheminement avec le Royal de Montréal est sans aucun doute l’une de mes expériences les plus enrichissantes. C’est en 2014, à l’âge de 17 ans, que je participais au tout premier camp de sélection de l’histoire du Royal. À moi seul, je faisais descendre la moyenne d’âge de l’équipe de quelques années. Alors que je me retrouvais sur un terrain entouré par de véritables légendes du ultimate provenant des quatre coins de la province, «le p’tit gars de Sainte-Brigitte De Laval» était un peu intimidé. À cette époque, j’avais probablement pris l’autobus de ville 3 fois au maximum et encore jamais vraiment visité Montréal. Quelques mois plus tard, mon souhait de porter les couleurs du Royal de Montréal s’est réalisé, lorsque j’ai reçu « l’appel dans le 514». C’est rempli d’émotion, de joie et de larmes (et oui... je suis un p’tit gars émotif) que j’ai terminé mon quart de travail caché dans les toilettes du Canadian Tire (Eh oui, je travaillais là … ). Qui aurait cru que ce simple appel allait me permettre de vivre cinq incroyables années d’aventures.

Je tiens profondément à vous remercier, pour votre soutien et vos encouragements au courant des dernières années. Sans vous, l’aventure du Royal ne serait pas du tout la même et vous êtes l’une des plus belles motivations qui soit. Je tiens aussi à remercier l’organisation du Royal pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Merci aux entraîneurs et surtout, merci à mes anciens coéquipiers que j’aime tous D’AMOUR.

Montréal et sa communauté d’ultimate vont beaucoup me manquer. En fait, elles me manque déjà.

Cet été, je reviens au bercail et je suis très fier de pouvoir rapporter à la communauté d’ultimate de Québec. Après tout, c’est ici que tout a commencé!

 


Frank Vallée #95